La Source aux Bois

30 janvier 2012

Pour les Happy Few

Je constate depuis plusieurs semaines dans mes statistiques des visites de comptes Facebook et des indications de copies de fragments de certains de mes billets quelque part dans Facebook.

N'ayant pas de compte Facebook, et n'ayant pas l'intention d'en avoir car très méfiante à cet égard, dans ma totale ignorance de ses modalités, j'ai le sentiment de ne plus avoir aucun contrôle sur l'usage qui est fait de mes billets et de mes photos, puisque ces visiteurs inconnus venus de Facebook ne prennent pas la peine de se présenter à moi.

En conséquence, pour préserver ce jardin à moitié secret et soulager ma peur d'une forme de pillage et de détournement, mon blog, déjà en hibernation, ne sera plus accessible d'ici la fin de la semaine qu'aux personnes s'étant préalablement inscrites à la Newsletter (ci-contre, à gauche).  Il disparaîtra aussi des moteurs de recherche. Si vous souhaitez continuer à venir ici, car il y aura sans doute une suite à ce blog, vous n'avez donc plus que quelques jours pour faire partie des "happy few" -sans me prendre pour Stendhal- qui pourront avoir accès à ces pages.

For English-speaking readers: Access to this blog will be limited as of next week-end.  If you want to continue reading my future posts, please register your email address in the Newsletter section of this blog before Friday this week. Thanks.

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Photo La Source aux Bois, Mars 2011

Le Jardin de Campagne de Nathalie (et Joël) Becq a obtenu le label Jardin Remarquable en 2011.  J'en suis ravie car ses propriétaires sont si charmants et  accueillants; le jardin l'est tout autant, sans ostentation, et a le charme désuet et le foisonnement campagnard des jardins d'antan dont il célèbre parfaitement l'esprit. C'est le genre de nonchalante beauté que je préfère au jardin. La pépinière de Nathalie, qui a eu la chance de travailler avec la Princesse Sturdza et qui en a aussi toute la poésie, regorge de merveilles.  Je m'y rends régulièrement depuis déjà plusieurs années et je n'ai jamais eu à le regretter pour mon jardin et mon inspiration personnelle.

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Photo La Source aux Bois, Octobre 2003

P.S. La modération des commentaires est due aux pubs ciblées déguisées en commentaires.  Eh oui, c'est encore moi qui décide quand je le peux !

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09 novembre 2011

La Môme Fleur

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Je viens d'ouvrir une boutique Vintage sur Etsy, La Môme Fleur.

I've just opened a Vintage shop on Etsy, La Môme Fleur.

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17 octobre 2011

This blog might disintegrate at any time

Damien Jalet

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16 août 2010

I'm not dead

biche

Bientôt, ici.

Soon, here.

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30 mars 2010

Rouge Coquelicot

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Pour faire suite au précédent billet, si vous vous pâmez devant le gracile coquelicot et si vous voulez entraîner vos enfants dans cette fascination qui les poussera peut-être à le dessiner et le redessiner pour mieux le saisir, je vous suggère, si vous ne le connaissez déjà, le livre d'Irmgard Lucht, "Rouge Coquelicot", paru à l'Ecole des Loisirs dans la collection Archimède en 1996.

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La vie brève du bel éphèmère y est patiemment disséquée au cours d'une saison au champ. Sa couleur joyau et sa texture délicate semblent de toute évidence attirer de nombreuses guest stars ailées et carapacées. Les illustrations à l'acrylique, bien que proprement réalistes et microscopiquement détaillées, parviennent malgré tout à conserver une belle part de poésie. On est encore une fois entre le rêve et la réalité, subjugué par une plastique à la fois épurée et raffinée et une mécanique logique et complexe comme seule peut en produire la nature, miraculeusement.

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Illustrations : Irmgard Lucht

"[...] C'est une loupe binoculaire qui m'a permis d'entrer dans l'univers insoupçonné de l'infiniment petit. [...] Un jour j'ai posé sur la plaque de verre une fleur de coquelicot.  J'en ai eu le souffle coupé.  Ce pourpre intense m'apparaissait à contre-jour dans la lumière de l'appareil : je n'avais jamais rien vu d'aussi beau. [...] Je m'y suis mise aussitôt.  Le soir, devant ma planche finie, j'ai pensé :"Ce que j'ai découvert est si beau qu'il faut que j'en fasse profiter les enfants". [...] je pouvais peindre ce que je voyais et en faire un livre qui permettrait peut-être à beaucoup de monde de partager mon émerveillement."

Tapez "Rouge Coquelicot"
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26 mars 2010

Jungle d'un été

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l'on voit des fourmis en déroute sur un pétale de coquelicot soumis au courant d'une pluie d'orage (radeau digne de Géricault), où Dame Hamster, sortie tout droit de l'univers de Beatrix Potter, nous fait visiter sa demeure comprenant séjour, garde-manger et toutes commodités, où les mouches des fruits se déguisent en araîgnées pour ne pas devenir leur quatre-heure, où l'osmie solitaire et raffinée (et cruciale pour la pollinisation) ne tolère que la soie du coquelicot pour tapisser son nid, où les graines s'envolent grâce à d'étranges salières et de légers parachutes.

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Beatrix Potter, Dummy manuscript for Appley Dapply’s Nursery Rhymes, 1917, © F. Warne & Co., 2007
(Source
V&A Museum)

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La poésie des quatre saisons d'un champ de blé
formidablement filmée par Nautilusfilm (titre en anglais "Poppies' Promise").
BEAU ET EDUCATIF.
Rediffusion prévue sur Arte le 1er Avril à 14h
ou vous cliquez sur le lien en début de texte.

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La nature rend au centuple à une terre non traitée par les pesticides.

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15 mars 2010

L'élégance du fantôme

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Il y a tant de raisons pour lesquelles je les aime : déclinaison délicate des couleurs et des formes d'inflorescences et de feuillages, facilité de culture dans ma terre picarde, embellissement instantané des zones d'ombre, variétés aux noms de divas ("serrata", "aspera", "quercifolia", "paniculata"). Je crois qu'un beau jardin pourrait se suffire d'eux et de quelques rosiers.

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Mais ce qui m'émeut surtout et me trouble tout à la fois chez les hydrangéas, en dehors de toute considération botanique, c'est qu'ils poussent l'élégance bien au-delà de leur port si raffiné.  Avant d'être fanées, leurs inflorescences sont autant de promesses d'abri et de protection pour celles qui vont leur succéder à la saison suivante.

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Leurs fantômes dévoués, réduits à l'état de vaporeuses dentelles sépia, agissent comme de fragiles ombrelles d'hiver et protègent des frimas bourgeons et boutons à naître.  Leur mission ne s'achève que lorsque le jardinier en prend la décision et coupe au printemps leur tige - cordon de vie infime et asséché - de manière définitive.

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Photos : La Source aux Bois

Et... j'ai beaucoup de peine à déclarer leur décès contre leurs dernières volontés.

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"Parterre de fleurs avec hortensias roses, scylles bleutés et anémones"
(aquarelle, mine de plomb)
Eugène Delacroix

Bizarrement, je m'aperçois n'avoir jamais peint d'hydrangéas.
Il me faudra à tout prix réparer cet oubli.

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25 février 2010

Jardins sur toiles et papiers

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Bien que l'éclosion des héllébores me comble de joie, il n'y a pas encore assez de corolles au jardin.

Je crois donc que j'ai passé l'hiver qui s'achève enfin à rêver "fleurs", à les chercher dans le moindre bout de chiffon, de papier ou de toile, à les pister sur des pages, le net ou la télévision.

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En visionnant une visite "Question Maison" chez la styliste Irène Cohen, mon oeil a été attiré instantanément par une toile au mur, une toile sans chassis, légère et aérienne comme une brassée d'anémones du Japon.  Une femme fleur au mur m'est apparue, sous le trait délicat de Sarah Jérôme , trait aussi léger que sa toile et à l'économie raffinée de moyens et de couleurs.

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Toutes illustrations : Sarah Jérôme

Apparente légèreté cependant,  comme le dénote son travail plus personnel de peintre où l'on perçoit une volonté plus inquiète d'exploration de l'humain... Elle appelle ses cerveaux "scannerisés" des paysages mais, c'est fou, je crois que j'y vois encore des fleurs.  Ne seraient-ils pas des jardins ?

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12 février 2010

Paperolles de la bonne fortune

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Une jolie découverte dans le Marie-Claire Idées de Mars qui vient de paraître :

la patiente orfévrerie de papier de Valérie Hubert

qui perpétue ainsi un art religieux pauvre datant du Moyen-Age

et qu'elle nomme joliment ses "paperolles de la bonne fortune".

Pieux ou païens,  voeux, offrandes, célébrations, souvenirs sont entre de bonnes mains...

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01 octobre 2009

Secret garden

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Celui-là, j'avoue, je voulais plutôt le garder pour moi.  Enfin, pas forcément le partager avec tout le monde. Sentiment tout à fait illusoire et puérile, puisque le Parc Saint-Vincent (1) est ouvert à la visite et (2) va dès ce week-end remplacer feu le salon de Versigny; il ne sera donc pas plus à moi qu'à vous et à tous ces visiteurs qui le découvriront ou le redécouvriront.

 

Pourtant j'y ai été, vraiment, totalement, complètement seule le temps d'une visite.   Et parce que c'était la fin d'une journée particulière en juin dernier, et qu'il y avait un beau ciel changeant un peu orageux, j'en garde un souvenir très spécial.  Je crois même que c'est mon coup de coeur jardin de cette année bien que ce jardin ne soit pas aussi spectaculaire que les "blockbusters" du genre. Je ne voulais pas rentrer chez moi ce jour-là, j'avais besoin d'un refuge pour réfléchir et nourrir mes rêves éveillés.  Je bifurque donc en direction du Parc Saint Vincent à Borest, jardin discret où je projetais depuis quelque temps de me rendre.   En cette fin d'après-midi, je n'étais même plus sûre d'arriver à temps ou d'en avoir suffisamment pour m'adonner à mes longues flâneries habituelles.

 

 

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Je m'approche de hauts murs protecteurs et sévères et je vois la propriétaire à la grille, raccompagnant son jardinier.  Je lui demande si je peux entrer et la sens immédiatement étonnée de voir chignon et talons hauts débarquer à cette heure tardive dans ce joli coin de campagne complètement retiré (disons que je n'ai pas le look du visiteur de jardin lambda, ce qui souvent occasionne un sujet de conversation supplémentaire avec les propriétaires).  Accueil chaleureux d'Hélène Merlotti, agrémenté de quelques explications sur le parc et ses origines, que j'écoute à moitié à vrai dire, les yeux et la tête happés par le paysage "austenien" qui s'offre à ma vue derrière la maison : une belle étendue verdoyante que l'on doit sans doute à Louis Sulpice Varé (déjà évoqué ici) qui tout de suite fait vibrer ma fibre anglophile.  Il y a aussi un peu de Nohant dans ce parc, tel qu'il devait se présenter du temps de George Sand (j'ai toujours préféré sa vie à son oeuvre).  J'ai, je crois, un rapport très littéraire avec les jardins.

 

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La maison de mes rêves, rectiligne, grise et simple, voire austère, une large prairie qui attend la fenaison imminente, des fleurs, mais pas trop, et des compositions tout aussi épurées, pas sophistiquées, non, au contaire, sobres et simples mais donnant au tout un effet champêtre et très naturel.  Ici, pas non plus de myriades de variétés ou de couleurs, le jardin n'est pas chargé.  L'ensemble est pourtant raffiné et élégant.  Et s'y trouve un "vrai" potager fleuri et nourrissier, pas prétentieux pour deux sous,  jardin de curé réaliste contrairement à ceux qui n'en ont que l'appellation et ne font que nourrir les pages déco des magazines.

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En somme, j'ai adoré, et comme Hélène Merlotti n'en revenait toujours pas que les histoires de  jardin me passionnent autant et qu'elle a découvert que j'étais une sorte de Madeleine Lemaire -du pavé- du XXIème siècle (!), elle m'a conviée dans sa cuisine à la fin de ma visite pour un thé-craquottes au miel plaisant et bavard, et m'a invitée à revenir peindre dans son jardin autant de fois que je le souhaitais.  Echange de bons procédés, je lui ai promis de promouvoir via ce blog sa première fête des plantes qui va dorénavant remplacer le rendez-vous de Versigny auquel elle avait collaboré pendant plusieurs années.  Vous y trouverez pépiniéristes et rosiéristes de qualité et je vous engage donc à faire votre marché de plantations d'automne ou simplement profiter de ce lieu charmant ce week-end, samedi 3 et dimanche 4 octobre.  Je suis sûre que le parc est aussi très beau et mélancolique en cette saison.

Allez-y nombreux, mais pas trop quand même...!

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J'ai commencé un petit carnet de visite de Saint Vincent que j'espère avoir le courage de terminer,
ne serait-ce que pour l'offrir à  cette femme courageuse qui regrette l'esprit de partage et les fêtes d'antan
avec les paysans qui peu à peu ont déserté son village, certes plein de charme, mais devenu un peu dortoir.
Je suis dans une phase de "peur" du pinceau...
Peur de ne pas y arriver, peur du décalage entre le désir et le résultat, etc.
bref, les créatifs et créatives (mais pas seulement) me comprendront!
Je crois que j'ai peur de mon blog aussi...

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Posté par lasourceauxbois à 16:01 - - Commentaires [23] - Rétroliens [0]