31 octobre 2007
Danse Macabre
HAPPY HALLOWEEN
Danse des Morts - 1852
The English Dance of Death - 1815
Todten-Tanz - 1736
La Calavera Siglo XX - 1930
The Fantastic in Art and Fiction, Division of Rare and Manuscript Collections
Cornell University Library
30 octobre 2007
Nature Figée
C'est après de nombreux croquis naturalistes que Martin Pierce sculpte et fait fondre de bucoliques ou sylvestres poignées en bronze qui font pénétrer végétaux et animaux plus vrais que nature au coeur de la maison. Les frontières entre jardin, forêt et domaine privé s'effacent et l'on s'attendrait presque à ce qu'insectes et reptiles farouches fuient soudain à l'approche de la main, ou que les branches se cassent et les feuillages bruissent en se froissant sous la pression des doigts.
26 octobre 2007
Repos?
Wilhem HAMMERSHOI - Jeune Femme ou Le Repos (1905)
La Source crée et se ressource...
25 octobre 2007
Intimisme
L'actuelle exposition à Paris consacrée à Fragonard m'a amenée à me repencher sur l'oeuvre de sa belle-soeur Marguerite Gérard, autre victime -non consciente et non tragique, néanmoins- d'une certaine forme de dédain sexiste dont ont longtemps souffert les femmes dans l'histoire de l'art. Dès l'âge de 16 ans, Marguerite montre un talent précoce pour les arts, et grâce, malgré tout, à l'ouverture d'esprit du Siècle des Lumières, devient élève puis collaboratrice de Fragonard, époux de sa soeur Marie-Anne. Le magnifique et célèbre "Baiser à la dérobée" ci-dessus serait d'ailleurs reconnu depuis 1989 comme l'un des fruits de leur collaboration, bien qu'il fut d'abord attribué à Fragonard seul.
A la fin du XVIIIe siècle, leurs chemins artistiques se séparent et Marguerite se tourne vers la représentation de scènes intimistes et sereines, peuplées d'enfants, d'animaux familiers, d'instruments de musique, de livres et de lettres. Ces scènes, inspirées des maîtres hollandais du XVIIe siècle, sont prétextes à des descriptions minutieuses des pièces et objets représentés. Cette peinture du bonheur simple a fini par lasser la critique en son temps, mais ses couleurs chaudes et moirées, ses jeux d'ombre et de lumière et ses mouvements de vie spontanés subliment le quotidien et ont un je-en-sais quoi de bien doux et réconfortant pour l'oeil et le moral (et que dire des robes!)
24 octobre 2007
Cadeau
A toutes celles et tous ceux qui veulent bien me suivre sur ces pages,
et qui me font ou non part de leurs commentaires,
j'offre aujourd'hui cette jolie mélodie d'El Perro Del Mar au refrain plaisamment entêtant,
superbement mise en image par Asa Arnehed.
"God Knows", El Perro Del Mar
Et je les invite donc aussi à visiter le site d'Asa Arnehed
dont le trait léger et la poésie simple et profonde
prouvent à nouveau que l'économie de moyens vaut tous les effets spéciaux du monde.
23 octobre 2007
Nouveaux Reliquaires
Les chimériques reliquaires de Gwen Roch sont le fruit d'une réappropriation ou d'une revisitation des cabinets de curiosités des temps jadis. Au lieu de faire oeuvre de recensement d'éléments naturels ou de glorification sanctifiante, l'artiste présente une collection d'hybrides inquiétants et de monstres momifiés censés incarner nos doubles enfouis ou vaincus, toutes difformités confondues, exorcisant le passé, les bizarreries, peurs et comportements de nous, humains, figés ainsi pour l'éternité dans un entrelassement d'ossements et de bandes platrées. Autant d'expiations sous verre protégées par des cornes défensives.
En dépit du caractère contemporain de cette approche, il me semble que ces réceptacles étranges, qui ne sont pas sans générer un sentiment de malaise, feraient harmonieusement écho à des objets comme ceux-ci
dans le foisonnement d'une pièce intime comme celle-là, faisant office de garde-fou superstitieux
(3 dernières photos : ferme picarde de l'antiquaire Franck Delmarcelle).
22 octobre 2007
Caterpillar, caterpillar, caterpillar, caterpillar...
Je me suis replongée ce week-end avec délice dans la vidéothèque fantasmagorique du groupe mythique The Cure. Rien de bien nouveau me direz-vous, mais bien que la musique de The Cure -entre autres, très diverses- fasse partie intégrante de la vie à la Source depuis toujours, je n'avais gardé qu'un vague souvenir d'un clip qui me hantait cependant, comme ces films vus durant l'enfance ou l'adolescence qui, plus que quelques plans en mémoire, laissent une impression vive provoquée par de forts sentiments, émotions ou atmosphères. Ainsi, du clip illustrant le titre "The Caterpillar", mon cerveau n'avait conservé que quelques bribes mais aussi et surtout un "sentiment général" qui fait à présent de façon plus claire écho à mon intérêt pour le naturalisme, la botanique, les décors surannés, les illustrations de Rackham, les tableaux de Bosch, les contes, les chats et les marionnettes, les ambiances à mi-chemin entre le rêve et le cauchemar : une serre tropicale dans un bâtiment ancien, des plantes, des insectes, des papillons voletant autour des musiciens, un mille-patte coloré, ondulant et étrange. A l'époque, l'adolescente que j'étais n'avait pas encore pleinement conscience de ses potentialités et orientations artistiques et c'est avec émotion que j'ai revu ce clip qui n'a fait que confirmer cette impression floue et pourtant tenace.
On musarde dans ces vidéos comme dans un cabinet de curiosités où l'esprit victorien et les anthropomorphismes règnent. Chaque plan est un étonnement digne de celui d'Alice dans l'absurde et inquiétant pays des merveilles. On est toujours à la frontière entre la réalité et le rêve et on ne sait jamais si l'on doit rire ou s'effrayer ou s'émouvoir du maquillage et du faciès clownesques d'un Robert Smith à la gestuelle "kempienne". On sent cette part d'enfance faite d'émerveillements et de terreurs nocturnes chez cet artiste sensible, mais qui n'est pas non plus dénué d'esprit (witty) et d'une part raisonnable de provocation et d'humour. C'est une multitude de références qui me sont venues à l'esprit dans une fulgurance d'images, sons, couleurs, décors et ambiances: Jan Svankmajer, Jiri Trnka, l'Enfant et les Sortilèges de Ravel, le cinéma expressionniste allemand, les illustrations pour enfants et adultes, belles et sombres de Rackham, Beatrix Potter, Lewis Carroll bien sûr, Benjamin Britten, etc...
"caterpillar" est l'un de mes mots préférés en anglais. Répétez-le, de plus en plus vite, comme le font les enfants quand ils jouent avec les mots, et vous verrez qu'il évoque merveilleusement ce qu'il signifie.
Je vous invite donc à feuilleter les livres d'images un rien vieillotes et surprenantes du jour, "The Caterpillar", "Love Cats" et "Lullaby".
The Love Cats
We move like cagey tigers We couldn't get closer than this The way we walk The way we talk The way we stalk The way we kiss We slip through the streets While everyone sleeps Getting bigger and sleeker And wider and brighter We bite and scratch and scream all night Let's go and throw All the songs we know... Into the sea You and me All these years and no one heard I'll show you in spring It's a treacherous thing We missed you hissed the lovecats We're so wonderfully wonderfully wonderfully Wonderfully pretty! Oh you know that I'd do anything for you... We should have each other to tea huh? We should have each other with cream Then curl up by the fire And sleep for awhile It's the grooviest thing It's the perfect dream Into the sea You and me All these years and no one heard I'll show you in spring It's a treacherous thing We missed you hissed the lovecats We're so wonderfully wonderfully wonderfully Wonderfully pretty! Oh you know that I'd do anything for you... We should have each other to dinner huh? We should have each other with cream Then curl up in the fire Get up for awhile It's the grooviest thing It's the perfect dream Hand in hand Is the only way to land And always the right way round Not broken in pieces Like hated little meeces... How could we miss Someone as dumb as this? I love you... let's go... Oh... solid gone... How could we miss Someone as dumb as this ?
Lullaby
19 octobre 2007
Silhouettes
Profils grecs, ombres chinoises inversées, gourmandises sucrées?
Le jasper Wedgwood, certes une valeur sûre, d'un classicisme extrême,
faïence biscuitée au toucher si velouté, trop guindée pour certains? ...
... et pourtant pleine d'esprit comme un jeu de devinettes,
stimulant l'imagination tel un conte de fées,
et apportant la touche finale de dandysme et de raffinement
à la plus rustique (dans son sens premier) des longères picardes.
A sa place partout, sans ostentation.
Pride, but no prejudice.




























