24 novembre 2008
Patron Victorien

Photo : Brontë Parsonage Museum, Haworth
La "Brontë-maniaque" que je suis se lamentera à prèsent de ne pas avoir les doigts experts d'une cousette pour pouvoir confectionner la robe que portait Charlotte Brontë lorsque tout juste mariée au modeste révérend Arthur Bell Nicholls, elle partit en lune de miel vers l'Irlande en 1854, à peine moins d'une année de bonheur et d'apaisement devant elle, puisqu'elle mourut en 1955.
Le patron est pourtant disponible à la Northern Society of Costume & Textiles (qui mélange allègrement les voyelles de Haworth !)
Je me console en lisant les "Devoirs de Bruxelles", qui compile neuf textes rédigés en français par sa soeur Emily, quand, âgée de 23 ans, elle fit un séjour dans un pensionnat de Bruxelles en 1842. Bien qu'écrits dans une langue qui n'était pas la sienne, j'essaie d'y percer avec émotion les prémices du génie familial.
Via BrontëBlog (une mine qui traque toute info ou publication sur l'oeuvre des Brontës)
et Brussels Brontë Blog
Pour les compulsifs-ves, voir aussi Brontëana
23 novembre 2008
Humeur scandinave
Aujourd'hui, les premiers gel blanc et chute de neige ont irradié la campagne d'une lumière scandinave. Les couleurs de la maison ont pris des accents gustaviens : douces et acidulées, sourdes et franches à la fois.

Photos de l'édition norvégienne
du magazine "Vakre Hjem & Interior", No. 5 & 6 - 2008
19 novembre 2008
Gâteau qui rend aimable
Quoi de mieux qu'un gâteau moelleux et épicé pour accompagner une tasse de thé ? Suite aux nombreuses sollicitations lorsque j'évoquais il y a quelques mois le fameux carrot cake "à la Source aux Bois" (!), je me décide enfin à vous en livrer tous ses secrets car ses arômes sont de saison... secret de polichinelle car il s'agit d'une recette vraiment facile glanée quelque part sur le web, mais où ? Que l'on me pardonne, je n'en ai plus la moindre idée, mais ce délice raffiné à la saveur aussi bien anglo-saxonne qu'orientale a depuis longtemps fait ses preuves à la Source. Il faut croire que ce gâteau est in-ra-ta-ble, moelleux, savoureux et gonflé, au sens propre comme au sens figuré. Son goût un peu inhabituel aux palais français les surprend pourtant à chaque fois fort agréablement. Je ne vois pas mieux pour accompagner le thé de cinq heures, les fins d'après-midi d'automne ou d'hiver dans la lumière dorée d'une belle flambée. Un seul conseil : ne dites pas qu'il est à la carotte. Certaines papilles obtuses ou immatures ne daigneraient même pas le goûter !
4 grosses carottes
1 citron tout bio
275 g de farine avec poudre levante incorporée
1 sachet de levure chimique (même s'il y a déjà de la poudre levante dans la farine, c'est le secret de son moelleux incomparable)
300 g de sucre en poudre
3 cuillères à café de cannelle en poudre
2 cuillères à café de gingembre en poudre
1 cuillère à café de vanille en poudre
300 ml d'huile de tournesol
4 oeufs
Four à 180°
Râper à la main les carottes et le zeste du citron. Mettre de côté.
Mélanger tous les ingrédients secs. Ajouter l'huile et bien mélanger. Ajouter les carottes et le zeste de citron râpés. Puis incorporer les oeufs un par un.
Verser dans un moule à manquer beurré.
Cuire pendant 40 à 50 mns. Sortir du four lorsque la pâte est à peine sèche à coeur sur la pointe d'un couteau.
Attendre 20 mns avant de démouler. Saupoudrer de sucre glace ou faire un glaçage avec le jus du citron. A servir froid ou tiède à votre convenance.

Ce pourrait être la devise de ma chère Bridget !
Images/collages de chez CaféBaudelaire
18 novembre 2008
Le potentialité du beau
Tout est beau, peut l'être, le devenir ou le redevenir, comme ces rouleaux de papier toilette rendus à leur végétalité...

Série "Corner Forest" par Yuken Teruya
Déniché chez Oh Joy!
11 novembre 2008
Belle endormie
"Mon Prince, il y a plus de cinquante ans que j'ai ouï dire à mon père qu'il y avait dans ce Château une Princesse, la plus belle du monde ; qu'elle y devait dormir cent ans, et qu'elle serait réveillée par le fils d'un Roi, à qui elle était réservée."
Il traverse plusieurs chambres pleines de Gentilshommes et de Dames, dormant tous, les uns debout, les autres assis ; il entre dans une chambre toute dorée, et il vit sur un lit, dont les rideaux étaient ouvers de tous côtés, le plus beau spectacle qu'il eût jamais vu : une Princesse qui paraissait avoir quinze ou seize ans, et dont l'éclat resplendissant avait quelque chose de lumineux et de divin.
Elle avait eu le temps de songer à ce qu'elle aurait à lui dire ; car il y a apparence (l'Histoire n'en dit pourtant rien) que la bonne Fée, pendant un si long sommeil, lui avait procuré le plaisir des songes agréables.
La Belle au Bois Dormant, Charles Perrault
Orthographe modernisé de l'édition parue chez Claude Barbin en 1697
Au château de Port Eliot en Cornouailles, la Princesse se serait piquée d'un fort long sommeil.

Photos de Port Eliot Estate par Ben Murphy - The World of Interiors, Mars 2008
07 novembre 2008
Peepshow
Images glanées dans l'incroyable collection de jouets optiques de Jack et Beverly





















