26 mars 2009
Liste rose
Paul's Himalayan Musk
Madame Alfred Carrière
New Dawn
Bobby James
Rosa Canina Exilis
Grimpant rouge non identifié
Albertine
Tuscany Superb
Ghislaine de Féligonde
Buff Beauty
Fimbriata
Dortmund
Michèle Morgan
Blush Noisette
Mortimer Sackler
Winchester Cathedral
Paul Transon
Chinensis Mutabilis
Félicia
Queen of the Musk
The Fairy
Rugosa Rubra
Pénélope
Queen Elizabeth
Albéric Barbier
Colette
Gîtes de France
Honorine de Brabant
Kew Rambler
Gloire des Mousseux
Les roses de la Source,
dans un jardin à ses balbutiements, vieux jardin modeste à remodeler.
Rosiers issus de pépinières, boutures, transplantations,
2 ou 3 rosiers déjà présents et pas forcément choisis.
Tout juste 30 rosiers cette année, c'est encore peu,
mais c'est un chiffre rond qui mérite d'être célébré,
en attendant les centaines d'autres encore à venir.
20 mars 2009
Jardins d'Erudit
Il est de ces plaisirs précieux qui forment des projets dont la seule perspective déjà excite et enchante.
En pleine frénésie jardinière, ambitieuse, mais en pleine conscience des limites, des échecs et des recommencements, il est aussi temps d'envisager les leçons paysagères pour la belle saison, car comme dans le domaine artistique, peut-être autant que la pratique et beaucoup plus que la théorie, l'observation lente, l'imprégnation de lieux plus aboutis, la manière et l'approche d'autres que soi jouent un rôle majeur dans la progression des gestes et la compréhension de son propre jardin, du plus modeste au plus vaste, du plus éloigné au plus proche de ce que l'on a ou ce que l'on souhaite. Et ne parlons même pas du plaisir du beau et et de la sérénité procurés par la visite d'un jardin...
Les Jardins de Lombardie à Hondainville (60) font partie de ces lieux qui me font saliver et m'intriguent tant que je risque fort d'en fabriquer un mythe local ! L'approche philosophique de ces jardins pourrait pourtant en rebuter plus d'un. Mais la Source n'est fermée ni au plus simple, ni au plus complexe. Il y a certes beaucoup d'érudition dans le projet de leurs concepteurs, mais j'y décèle aussi la passion, une bonne part de folie et une foi absolue. Et en cela, de prime abord, ils ont tout pour me plaire.
C'est un jardin privé, peu connu, et j'aime découvrir au détour des routes des lieux bien cachés et de ce fait moins peuplés. Il est tellement plaisant de visiter un jardin loin du Monde, on se l'approprie ainsi plus aisément; même si ce sentiment est éphèmère et illusoire, il est fort gratifiant pour les sens et l'esprit. Les minces fenêtres horaires pour le visiter le parent de surcroît d'un pouvoir attractif supplémentaire. C'est bien connu, on désire davantage ce qui est ardu à obtenir. Les visites sont cependant étalées sur toutes les saisons, fait rare des jardins à visiter qui démontre une grande maîtrise dans le choix des végétaux et la réflexion du jardinier.
Je ne suis pas spécialiste de Leibniz, ne maîtrise pas assez la métaphysique pour ne pas avoir besoin d'éclaircissements en matière de monadologie, ou pas assez religieuse pour adhérer à la théodicée, mais je souhaite me laisser emporter par le mouvement narratif de ces jardins, rythmés de ces topiaires et structures, ponctués avec parcimonie de fleurs (sublimant en conséquence judicieuse le pouvoir de la Rose), peuplés de la faune du marais et bénéficiant de mises en lumière différentes au gré des variations saisonnières et du déroulement du jour. En dépit de leur érudition, ces jardins n'ont pas l'air prétentieux. Parviendrai-je à entrer en conversation avec le lieu?
"Lombardie prétend apaiser l'âme par l'expression stylisée de la totalité du monde – opposition du monde civilisé et du monde sauvage (le labyrinthe de nature au marais), mise en place des grandes composantes du monde (la mer sous la forme d'étangs, la montagne réduite au vertugadin…), etc." (Professeur Stéphane Rials)

Photos issues du site des Jardins de Lombardie, peut-être l'oeuvre de Louis-Cyprien Rials




































