La Source aux Bois

Art,Création et Inspiration(s) d'une Aquarelliste Rêveuse à la Campagne

31 mars 2008

Pour faire "short"...

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Petite pause samedi après-midi dans l'herbe entre deux binages de massifs pour réfléchir au défi (tag !!! casse-tête !!!) lancé par la très talentueuse Delphine...  (ils sont pas beaux mes authentiques sabots suédois achetés ici ?)

Plus facile que le gâteau au yaourt, qui dit mieux ?

Donner sa recette
et taguer 5 blogueuses
en mettant leur adresse en fin de l'article et en les prévenant sur leur blog

Je fais ou je fais pas ?
Une salade aux fleurs de capucines ?... non, non, ce n'est pas la saison...
Le classique gâteau au chocolat coeur moelleux ? oh  non, pas encore du chocolat...
Mon gâteau à la carotte si joyeusement épicé qu'on ne saurait dire s'il est anglo-saxon ou oriental ? Il faut quand même râper les carottes !

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Faudra-t-il du lait et des oeufs ?
No, no, no...

Dimanche, le temps est à la pluie et c'est peu dire.  La météo donne des airs de campagne anglaise au jardin, envie d'un bon thé au coin du feu en regardant le jardin par la fenêtre ou en compagnie des escargots...
çà y est, je l'ai mon idée facile...

des shortbreads !

250 g de beurre
110 g de sucre en poudre
360 g de farine
(pour environ 20 shortbreads)

Mélangez, puis malaxez le beurre mou et le sucre
jusqu'à obtention d'une pâte jaune blanc
Ajoutez la farine progressivement et continuez à malaxer
Etalez la pâte au rouleau pour une hauteur de 0.5 cm
Utilisez un verre comme emporte-pièce pour découper des ronds
Faites des "trous-trous" avec un couteau sur les petits ronds de pâte
Mettre sur papier sulfurisé, four thermostat 170-180°
15 à 20 minutes au four (attention les biscuits ne doivent pas dorer)
Sortez, saupoudrez de sucre en poudre et faire refroidir sur une grille
(comme j'aime la cuisine parfumée, j'y ajoute aussi parfois un peu de fleur d'oranger)

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Tea time sous la pluie picarde...

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Et je passe le relais - uniquement si elles le souhaitent - à....

(non pas celle-ci, une géniale "quasi pro" qui m'émerveille et me régale à chacun de ses billets,
tellement douée qu'elle est hors concours !)

lunemalo, pénélope, la mère de la mule, florizelle et delph'
(ce qui ne veut pas dire qu'elles ne sont pas douées, bien au contraire !!!)

Et encore chapeau à Delphine pour m'avoir fait faire une entorse à mon éthique "no tag",
éthique dont la cause principale est ma grosse paresse !

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23 mars 2008

Polonité II

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Je n'ai pas honte à dire que ma polonité se nourrit essentiellement des clichés d'une Pologne idéalisée.  Mais les clichés ne sont-ils pas une forme exacerbée ou absolue de la tradition?  Elle resurgit ainsi à divers moments de l'année, fruit de ma mémoire d'enfance, et je m'efforce de la transmettre à mon tour, hantée par le souvenir d'une grand-mère trop tôt disparue et qui n'a pas eu le temps de tout me raconter.  Le tissu de mes origines s'effiloche au fil des années et des générations, au contact de la Grande Histoire et au gré des évènements familiaux et personnels, et aussi par la volonté farouche d'intégration, voire d'acculturation, de la part de ces Polonais qui un jour ont choisi la France et ne le regrettent pas malgré les malheurs traversés.  Cependant, les racines sont là, je les sens encore pleines de sève, des spécifités demeurent, formulées de manière inconsciente à travers certains goûts, intérêts et aptitudes.

Cette polonité colore ma vie de motifs floraux à la Lolita Lempicka, et je sais comment faire vibrer encore la "slavitude" de mon père, lui arrachant avec douceur un sourire de connivence nostalgique...

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La cuisine est pour les immigrés une manière d'entretenir une culture, de se souvenir et de retisser ce lien vers les origines, et c'est donc par ce biais que j'essaie de perpétuer une certaine tradition familiale. Perpétuation orale donc, dans toutes les significations de l'adjectif, et une manière pudique de dire à mon père que je sais d'où je viens.  Ainsi, les fêtes de Pâques me ramènent toujours vers les repas préparés pour cette occasion par ma grand-mère polonaise.  Elle passait le vendredi saint en cuisine alors qu'elle  n'avait qu'une sardine au ventre en ce jour maigre. Je n'en ai que de vagues souvenirs qui, cependant, restent gravés dans ma mémoire : des oeufs, oui, beaucoup d'oeufs, de la charcuterie polonaise, panski (sorte de beignets), pierogi au fromage et entremets.  Les recettes, pourtant si précieuses, sont seulement passées de mains de tantes en mains de mère et de soeurs, griffonnées sur de simples bouts de papier.  Aujourd'hui, je parviens heureusement à toujours trouver sur les marchés et chez certains charcutiers d'origine polonaise des saucisses et saucissons aussi particuliers que savoureux que sont la kaszanka (sorte de boudin à l'orge perlée à manger froid) et la synkowa (saucisson au jambon). En les partageant avec ma famille, je ne perds donc pas tout à fait le mince fil de ce tissu polonais dont  la trame, hélàs je le sais, continuera inéluctablement à s'user avec les années (fatalisme complètement slave!).

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Synkowa et kaszanka

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Makowiec (gâteau aux graines de pavot) et pierogi leniwe (gros ravioli au fromage sucré)

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Pierogi leniwe (à la façon de ma grand-mère) - pour environ 20 pierogi

Pour la pâte
500 g de farine
2 oeufs
1 verre d'eau
1 pincée de sel
Etaler finement au rouleau à pâtisserie et y découper des cercles à l'aide d'un verre

Pour la farce
500 g de fromage moulé (Saint Florentin, ou à défaut brousse)
1 jaune d'oeuf
Sucre selon le goût
1 sachet de sucre vanillé

Déposer un peu plus d'une cuillère à café de farce à fromage au centre des cercles de pâte que vous aurez au préalable encore un peu plus étalés.
Mouiller les bords de chaque cercle et rabattre la moitié en pressant fortement les bords.

Faire bouillir de l'eau et y plonger les pierogi.
Attendre qu'ils remontent à la surface de l'eau.  Les sortir en les égouttant.

Juste avant de servir, les faire légèrement dorer à la poêle dans du beurre chaud et les déguster immédiatement en les saupoudrant de sucre.

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Photos La Source aux Bois

Si vous souhaitez renouer avec votre polonité ou si vous voulez simplement en savoir plus sur la culture polonaise,
vous trouverez votre bonheur à la Librairie Polonaise du 123 bd St Germain à Paris,
ou rendez-vous  sur le site beskid.com -francophone-
sorte de pont entre les Français d'origine Polonaise et la Pologne d'hier et d'aujourd'hui.

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19 novembre 2007

Voile de Sucre

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Photos La Source aux Bois

Fleurs, feuilles et fruits scintillants et givrés

1 blanc d'oeuf
Fleurs, feuilles et fruits comestibles, frais et parfaits
Sucre cristallisé

Battre le blanc d'oeuf en mélange mousseux, sans le faire monter en neige
Badigeonner délicatement et légèrement au pinceau chaque fleur, feuille et fruit
De manière régulière, saupoudrer ou rouler dans le sucre
Laisser sécher dans un endroit chaud non humide pendant 2 à 3 heures, voire une 1/2 journée

Kumquats__citrons_verts_et_figues_givr_s

Poudrant l'atmosphère de Noël, ils accompagnent délicieusement l'heure du thé.  J'aime la fraîcheur des feuilles de menthe sublimée par cette transparence blanche et sucrée qui souligne ainsi l'exquise douceur de certains loukoums.  Les pétales givrés des fleurs de saison peuvent orner les tartes qui se parent ainsi d'un masque étonnant rappelant le visage du Printemps d'Arcimboldo.

Pens_es_et_mimosas

Primev_res_et_roses

Posté par lasourceauxbois à 08:00 - Au piano - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

21 septembre 2007

Les Suggestions de Madame Millet-Robinet

CuisineProust

Maison_Rustique_1

Dans l'exemplaire datant de 1893 de "La Maison Rustique des Dames" de Mme Millet-Robinet dont je suis l'heureuse détentrice, voici plus bas quelques suggestions de menus pour les dîners de ce mois si vous êtes en panne d'inspiration.

Véritable bible de la parfaite maîtresse de maison en milieu rural du XIXème à la première moitié du XXème siècle, certains des préceptes qui y sont énoncés peuvent aujourd'hui prêter à sourire ou glacer par leur rigidité.  Il n'en reste pas moins que de nombreux chapitres de cet ouvrage recèlent par ailleurs beaucoup de bon sens et font l'éloge d'une vie simple qu'il conviendrait parfois de réhabiliter.  Même Colette ne s'y était pas trompée et y avait fait son tri:

"Je n’écoutais pas l’évangile selon Mme Millet-Robinet. Mais depuis je lui ai fait amende honorable, quand ce ne serait que pour y apprendre, y rapprendre des noms oubliés et le code d’une vie rurale pure, nouvelle à force d’être délaissée, et toute jeune tant nous avons, à nous séparer d’elle, pris de l’âge."

"Tout cela me revient à mesure que j’écris, tout cela qui fleurissait autrefois, ces rondeurs, ces mollesses de dessin, ces afféteries et ces routines d’une horticulture d’époque, – tout cela qu’a banni une autre tradition étreinte par le ciment et les dalles rejointoyées d’herbe, les cyprès de bronze, les atriums, les pergolas et les patios… Cependant un sans-façon légèrement irlandais sème sous bois les daffodils, les saffran-crocus et les snowflakes, accrédite au jardin les labiées sauvages et le bouillon-blanc…  Qu’eût dit, d’une incurie bien imitée, Mme Millet-Robinet? Elle l’a prévue, puisque, du haut de sa Maison rustique, du seuil de sa décente floriculture, elle parle : « Tout doit, sur une terre bien cultivée, porter le cachet de l’ordre. Toutes les corbeilles doivent être bombées. » Sido disait plus simplement : « Je n’aime les mauvaises herbes que sur ma tombe. » En matière de jardinage, mes deux oracles s’accordent donc à bannir la facilité, et je n’aurais qu’à les suivre, Mme Millet-Robinet par déférence, Sido par amour, si… ?"

"Une tonnelle? Naturellement, j’aurai une tonnelle. Je n’en suis pas à une tonnelle près. Il faut bien un perchoir de treillage pour la cobée violette à langues de dragon, pour le polygonum, et pour le melon-à-rames… À rames ? Pourquoi pas la courgette-à-moteur ? Parce que le melon que je dis se hisse, se rame sur tous tuteurs comme un simple pois, jalonne sa course grimpante de petits melons verts et blancs, sucrés et pleins de saveur. (Voyez les textes de Mme Millet-Robinet.)"

Extraits de "Flore et Pomone", 1944

Menu_MR_Septembre_1893

Bien qu'il s'agisse avant tout d'un manuel pratique à la prose mécanique et désuète, on se laisse bercer par la poésie de certains mots, notamment dans les pages "cuisine" (évidemment). Ainsi on est enclin à vérifier la nature exacte des noms de quelques plats ou desserts qui figurent sur ces pages (comme la "colinette" qui se trouve être un quatre-quarts) ou à chercher leurs pendants contemporains. Dernière recommandation : Mme Millet-Robinet croit bon de préciser qu'il n'est pas nécessaire de servir tous les mets proposés lors d'un même repas !

Posté par lasourceauxbois à 14:55 - Au piano - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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